Chroniques de mariage / Mariage

Tenue du jour, où quand les papillons ne sont pas au rendez-vous (Part 1)

Une chronique de Madame [ã]ncre

Surprise ! Les chroniqueuses Paillettes et Chaussettes, anciennes Dentelles pour certaines, sont très heureuses de vous faire (re)découvrir leurs chroniques de mariage. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous à relire leurs beaux récits.

Je viens aujourd’hui te parler d’un sujet qu’on n’aborde pas assez, à savoir, quand tes essayages ne t’apportent aucune émotion.

Crédit photo : Foundry sur Pixabay

Je t’en avais brièvement parlé dans ma présentation, voire, j’avais vaguement sous-entendu que mes essais pouvaient être vécus comme une vaste blague. C’est également par cette chronique qu’on pourra changer mon pseudo en Mademoiselle Indécise.

À peine la demande de Monsieur Tao faite que je me précipitais déjà sur les robes de mariées. Je savais ce que je voulais, pour être tout à fait franche avec toi, ça faisait un moment que je regardais… Je savais que je ne voulais pas forcément d’une robe neuve. Je voulais une robe avec une histoire, et je ne voulais surtout pas d’une robe que l’on peut trouver dans les grands magasins de mariage tels qu’on peut en voir fleurir un peu partout. Brrr…

D’abord, il faut que tu saches que dans un esprit d’écologie, je n’achète que très rarement mes vêtements neufs. Je préfère aller voir du côté des occasions. C’est donc tout naturellement que j’ai commencé à regarder sur des sites de revente, mais également dans les boutiques de location-vente.

Il faut aussi que tu saches que je déteste les essayages. J’achète généralement sur le net, et ça me convient très bien comme ça. Vois-tu, je n’ai pas vraiment confiance en moi, alors devoir me mettre à poil devant des inconnues dont je n’ai pas toujours entendu que du bien, devoir attendre seule dans une pièce pas toujours magnifiquement éclairée pour nous mettre en valeur qu’une personne m’apporte des espèces de gros chapiteaux avec mode d’emploi pour l’enfiler, heu… très peu pour moi.

C’est donc tout naturellement que je me suis d’abord rendue chez une particulière pour essayer une robe qui m’avait bien tapé dans l’œil.

Malheureusement, sans talons, avec une robe assez froissée, dans une petite chambre pas très bien éclairée, j’ai eu beau adorer cette robe, mes amies m’ont dit « no way ».

Crédit photo : photo personnelle
Snif, je l’aimais beaucoup moi, cette robe

À ce propos, mes amies, mes témoins donc, habitent loin, et ne peuvent donc pas être aux essayages avec moi. Je fais donc mes essayages seule (ce qui me correspond très bien sois dit en passant) et je leur envoie des photos ensuite. Malheureusement souvent, les photos ne rendent pas bien, tu auras l’occasion de t’en rendre compte.

Je me suis ensuite dirigée vers une boutique parisienne, qui revend des robes de créatrices d’anciennes collections, d’occasion ou de modèles d’exposition. J’avais déjà sélectionné plusieurs robes sur leur site Internet, et j’avais donc tout en main pour que les essayages se passent bien. Et en effet, la jeune femme était charmante, tous les modèles présents, et j’ai pu essayer sereinement, si on exclue le fait que je ne sache pas marcher en talon sur un sol pas parfaitement droit avec une robe trois fois trop longue.

Je t’ai déjà expliqué que je n’avait pas une confiance absolue en moi, mais en plus, il se trouve que je me connais très mal. Vois-tu, je suis incapable de me décrire: suis-je un 8, un sablier, un triangle, un triangle inversé, un H ? Je n’en sais rien. Je ne sais pas ce qui me va ou pas, je ne sais pas prendre du recul sur moi, et c’est là que tout se complique. Je n’ai dans la tête que des modèles portés par des mannequins, et quand je me vois dans certaines robes, je ne sais absolument pas dire si elles me vont ou non. Et la vendeuse, aussi gentille soit-elle, ne me conseillait pas vraiment.

Pour certaines robes, c’était facile. Il a fallu que je me résolve à abandonner mon idée de porter un top+jupe, ce n’est clairement pas fait pour moi. Mais pour d’autres, impossible de me décider. J’ai eu un coup de cœur pour une robe dans laquelle je me sentais bien. Enfin quand je dis « coup de cœur », je précise, sur la robe, et non pas sur la robe portée par moi. Commences-tu à voir le problème apparaître ?

Allez, je te montre un échantillon. Sois-gentille, je déteste être prise en photo !

J’ai essayé beaucoup de robes, sans jamais tomber sur celle où je me suis dit « c’est-celle là », les larmes aux yeux et les papillons dans le ventre.

J’ai donc choisi de retourner faire un saut dans cette boutique, afin de réessayer cette robe qui m’avait plu, et d’autres, dans des styles différents, afin de pouvoir tout essayer. Cette fameuse robe m’a à nouveau plu, je m’imaginais les accessoires que je pourrais porter avec, mes chaussures, j’avais recherché des photos de personnes portant cette robe pour leur mariage afin de voir ce que cela rendait, bref, je m’y voyais bien. J’ai donc décidé de prendre cette robe et de laisser un acompte.

Mais vois-tu, plus le temps passait, moins j’étais tranquille. J’en rêvais, je doutais, je continuais à regarder les sites, bref, quelque chose clochait. Ma robe était choisie et pourtant, je me sentais indécise…

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Mademoiselle Passionnément Elle

Comme je me sens moins seule :p

Mademoiselle Flocon
2 mois il y a

Comme je te comprends. Et puis cette pression de devoir trouver LA robe, de se dire qu’elle va plaire à son ou sa conjoint-e alors qu’en fait on n’en sais juste rien ! Pas toujours évident et souvent trop romancé 😅