Chroniques de mariage / Mariage

Le faire part of the dead 2/2

Une chronique de Madame Ginette –

Dans la première partie de cette chronique, je t’expliquais comment j’en suis venu à vouloir créer moi-même nos faire parts.
Je reviens aujourd’hui te montrer comment j’ai procédé et le résultat final !

N’ayant aucune idée de comment m’y prendre j’ai décidé de réaliser l’illustration sans trop me poser de question et de voir une fois le moment venu ce que j’en ferai.

Le brouillon

Pour faire simple je me suis très vite tournée vers un format recto-verso avec une illustration (à faire) sur le devant et un texte regroupant les informations principales au dos. J’aurai adoré glisser des petits cartons réponse mais j’ai préféré ne pas me rajouter une tâche supplémentaire.

L’idée était de regrouper des éléments annonçant l’ambiance du mariage. Réussir à croiser le côté « spooky/tim burton » et vintage avec mon style de dessin tout en créant un ensemble cohérent.

J’ai tout de suite eu envie de représenter deux personnages au centre du dessin. Le plus compliqué a été de trouver comment les représenter, je voulais qu’ils soient en train de danser mais trouver la solution qui me plaisait s’est révélé être un véritable casse-tête.

Au bout de plusieurs pages de brouillons et de recherche j’ai fini par trouver le compromis style / position qui me plaisait.
J’ai très vite eu l’idée d’encercler mes deux mariés de chauve-souris (j’adore dessiner des chauves-souris. Je ne sais pas pourquoi, c’est un motif qui revient très régulièrement dès que je me mets à gribouiller et qui se marie très bien avec l’esthétique de mon mariage).

Crédit photo : image personnelle

La réalisation

Ma première étape a consisté à venir dessiner mon visuel au crayon à papier sur ma feuille.
j’ai choisi un format A5 qui correspondra au format final du faire-part.

Pour le fond j’ai tout simplement sorti mes aquarelles et laissé le côté un peu aléatoire de cette technique opérer ! Je suis ensuite venue assombrir les côtés pour donner plus de profondeur.  Mon fond tire finalement plus sur le vieux rose que le bordeaux, j’avais peur que des couleurs trop vives gâchent le dessin et tous les détails.

Une fois le fond sec je suis venue repasser sur mon dessin avec uns stylo à encre waterproof.

Crédit photo : image personnelle

Le texte

Ayant décidé de tout faire à la main (et ne sachant pas trop comment m’y prendre de toute manière) j’ai développé une technique plutôt fastidieuse :
Je me suis servi du site Dafont pour trouver des polices d’écriture. Elles sont classées par styles et téléchargeables via le site.

Ma technique consistait en écrire mon texte en TRES GROS caractère sur mon logiciel de traitement de texte avec la police choisie (afin d’avoir un modèle sous les yeux) puis de  venir recopier directement sur mon dessin au feutre encre très fin le dit texte .

Crédit photo : image personnelle
Essais de polices



J’ai opté pour deux polices : celle du film Sleepy Hollow et une autre qui a un côté très Gatsby qui apporte une petite touche de rétro (qui au final ne rend pas aussi bien que ça mais j’ai appris à lâcher du lest).

Il aurait été beaucoup plus simple et rapide (et propre) de simplement scanner mon travail à ce stade et de venir rajouter mes textes sur ordinateur. Je ne comprends toujours pas pourquoi je n’ai pas procédé de la sorte. J’aurai gagné un temps fou et le résultat aurait fait vraiment plus pro. Les voies de la future mariée stressée sont impénétrables…

Crédit photo : image personnelle
Les originaux

L’impression

Une fois mes originaux finis il m’a suffi de les scanner. J’ai augmenté le contraste et ajouté un cadre noir (c’était le maximum de mes compétences en retouche photo à l’époque).

C’est une connaissance graphiste qui m’a conseillé pour la finalisation des faire-part. Elle m’a fait passer par l’imprimeur avec qui elle travaille et s’est chargé de vérifier le fichier que je lui ai transmis. (Il y a une histoire de bords perdus quand on veut faire imprimer quelque chose, je n’ai pas tout compris mais elle s’est chargée de redimensionner légèrement mon dessin pour que ça ne pose pas de problème). J’ai également pu choisir un papier assez épais à grain.

C’est d’ailleurs elle qui devait réceptionner les invitations chez son imprimeur. J’ai trainé pour tout mettre au propre et lui envoyer mon fichier. Elle ne l’a donc reçu que début mars 2019. Le premier confinement est arrivé au moment où l’imprimeur a pu lancer les impressions. J’ai dû attendre deux mois avant de pouvoir les voir en vrai. La frustration de les savoir imprimés et prêts et de ne pas pouvoir les tenir entre mes mains !

L’envoi

Pour l’envoi j’ai acheté des enveloppes noir pollen chez cultura (après comparatif, c’est que j’ai trouvé de plus économique sur le moment).
En utilisant la même méthode que pour l’écriture de mon illustration j’ai écrit en blanc sur chaque enveloppe les noms de mes invités en reprenant la police de Sleepy Hollow.

Crédit photo : image personnelle
En route pour la poste !


Conclusion


Réaliser soi-même ses faire-part permet de faire de sacrées économies d’argent (pas de temps par contre, c’est vraiment très chronophage et encore j’ai réalisé quelque chose d’assez simple en comparaison aux jolies invitations de Mlle Flocon).
Cela nous a coûté en tout (enveloppe et envois compris) 162€ en sachant que j’ai fait imprimer beaucoup trop d’exemplaires, j’aurai vraiment pu réduire davantage le coût…
Je ne compte pas le matériel de dessin et peinture utilisé étant donné que j’avais déjà tout en ma possession et que je m’en sers régulièrement.

Après de gros moments de doute, je suis assez fière du résultat.
En effet, il est toujours difficile quand ton thème est un petit peu hors du cadre de trouver via les distributeurs les plus populaires ce que tu cherches vraiment. Ça s’en rapproche toujours, mais ce n’est jamais tout à fait ça. Là, j’ai vraiment pu à la hauteur de mes moyens faire quelque chose qui nous correspondait à 100% . 

J’ai eu beaucoup de retour très positifs. Je ne m’y attendais pas et cela m’a vraiment fait chaud au cœur, d’autant que j’ai tendance à beaucoup voir les défauts sur mon travail et à faire une fixette dessus. J’aime me dire que le résultat est parfaitement imparfait.

As-tu cédé à la tentation du DIY? Si oui, comment ça s’est passé pour toi?

Crédit photo : Rebecca Vaughan Cosqueric

A propos de l'auteur

Hello! Ici Mademoiselle Ginette, 25 ans, future mariée d'Octobre 2020 2021 avec Monsieur Yoda. Nous habitons en région parisienne et organisons notre mariage en Ardèche. Au programme: Une ambiance conviviale sous les belles lumières d'Automne (et des beaux paysages ardéchois), des DIY, de la musique swing et beaucoup d'amour, le tout le soir la veille d'Halloween. J'ai très hâte de te raconter tout ça!
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Madame Oulalahoop
9 mois il y a

Mais qu’il est beau ce faire part!!!!! Je peux comprendre les moments où tu fais des finettes sur les imperfections… mon mr beard était pareil avec sa version (les nôtres aussi étaient à l’aquarelle!)

Madame Moonlight
9 mois il y a

Magnifique faire-part.
Nous ça a été DIY aussi mais via Canva (mon bff).

Mademoiselle Flocon
8 mois il y a

Ils sont splendides tes faire-parts ! Quel courage d’avoir tout écrit toi-même ! Je trouve que ça les rend encore plus beaux, encore plus personnalisés. Bravo !! 😀

Mademoiselle Chocolatine Ovale

Magnifique faire-part ! Et bravo pour avoir eu le courage d’avoir tout fait toi-même !