Chroniques de mariage / Mariage

Chapitre 5 : l’heure des choix, Part III

Un article de Mademoiselle Spotlight

Le costume, la robe… Un sujet que je n’ai pas encore abordé.

Un sujet souvent complexe, d’ailleurs. 

Nous avions simplement évoqué l’idée de ne pas trop dépenser…

Pour Monsieur Juillet, nous partons en repérage sans trop d’idée (à part “le bleu”). Après une visite infructueuse chez C&A, nous entrons un peu par hasard chez Izac, dont le site internet montre de forts jolis gilets.

Coup de bol, ce sont les soldes, et les costumes sont vraiment bien plus qualitatifs que ce que nous venons de voir. Monsieur Juillet craque pour un ensemble, qui lui donne selon moi, un petit air du Prince à la fin de la “Belle et la Bête” !

Il ne restait plus qu’à trouver ma robe. Que dis-je : mes robes !

D’origine maghrébine, j’ai souvent plaisanté sur l’idée d’avoir 7 tenues différentes, jusqu’au moment où je n’ai plus plaisanté.

Au programme, il me fallait :

  • une robe pour la mairie
  • une robe pour le mariage
  • une robe pour le lendemain du mariage

Au cours des semaines, des recherches, des trouvailles, je me suis retrouvée avec quelques ajouts :

  • une robe pour la soirée dansante
  • une robe pour après la mairie (oui, bien sûr)
  • une robe pour une fête de fiançailles/mariage civil impromptue organisée avec ma famille

La plus importante, la robe de mariée officielle, a été un casse-tête sur le papier : je voulais une robe de princesse. Je suis vite revenue sur cette idée, après un premier essayage catastrophique dans une boutique orientale à Barbès. Ma BFF et demoiselle d’honneur, dans sa bienveillance, a eu beau me rassurer (“c’est super beau, puce”), mon reflet me semblait vraiment risible, déguisé. Une pièce montée, voilà l’effet que je me faisais.

Crédit photo : Jeremy Wong – Pexels

Je dois l’avouer ici, ma Paillette, comme beaucoup de filles, j’ai quelques complexes physiques. J’ai toujours été en surpoids et après tant d’années à fantasmer mon mariage, les attentes pour la robe étaient irréalistes. Non, je n’allais pas faire un régime miraculeux pour faire une taille 40 d’ici la cérémonie la plus importante de ma vie. Mais je pouvais trouver une robe susceptible de me mettre en valeur et me sentir bien.

La boutique Les Mariés de Talia, à Paris, a depuis fermé ses portes (ils n’ont malheureusement pas survécu à la crise sanitaire). Ils proposaient des créations de bonne facture, bien au-dessus du budget fixé, mais avec quand même un tout petit rayon bradé pour les collections des années précédentes. La vendeuse, un peu sèche au téléphone, s’est montrée d’une aide précieuse, surtout compte tenu de mon anxiété et mes exigences (“ah non, pas de dentelle à fleurs” et “oui, des paillettes mais pas trop”). 

La boutique « Mariés de Talia » (photo personnelle)

On arrive rapidement à la troisième robe recommandée par la vendeuse, elle me prévient, on dépasse un peu du budget.

Je me regarde, et me trouve « pas si mal ». Est-ce que c’est ça que je dois ressentir ? Est-ce qu’il n’y a pas un halo de lumière qui doit m’envelopper alors que je contemple mon reflet pour me dire que c’est elle, la robe ? 

A ce moment là, je réalise que j’ai deux pensées en la portant : 

  1. C’est la première fois que je me vois m’avancer vers Monsieur Juillet, la première fois que je me projette physiquement dans l’idée de la cérémonie, et de la réalité de mon mariage. 
  2. J’imagine la tête de mon père, qui me verra quelques minutes avant mon époux, et qui n’est pas vraiment quelqu’un de sentimental, et qui pourrait quand même être un peu ému, peut-être, là.

Du coup c’est encore mieux qu’un halo, et je repars avec la robe (façon de parler, je repars avec un reçu et le droit de venir récupérer ma robe dans 4 mois).

Les accessoires se trouvent relativement facilement pour compléter le tout :

  • un boléro sur mesure choisi sur Etsy
  • une cape au cas où il fait froid (Vinted)
  • quelques bijoux en strass
  • et mes chaussures, que j’aime d’amour et que je ne me lasse pas de contempler
Ma photo ne leur rend vraiment pas justice, elles sont tellement plus belles en vrai ! (photo personnelle)

J’ai toujours été très mal à l’aise avec les talons, du coup elles sont parfaites.

Et pailletées à souhait, tu ne trouves pas ? 

A propos de l'auteur

Mademoiselle Spotlight, 34 ans, future mariée d'octobre 2021
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Mademoiselle Poison Elfie
13 jours il y a

Tu fais pire que moi et mes 3 robes (je me trouvais déjà dépensière lol!). Tu as bien raison, faut se faire plaisir ce jour là. Hâte de vois tes robes !!

Mademoiselle Soleil
Mademoiselle Soleil
13 jours il y a

Ah oui ca fait beaucoup de robe 😂 mais tu as bien raison on ne se marie qu’une fois dans sa vie donc autant de faire plaisir ! Et j’adore ces chaussures !!!

Madame Oulalahoop
10 jours il y a

Et bah moi j’ai hate de voir tout ça en photos!!!!!!!!!!