Fiançailles

L’histoire de la demande [1]: le choix de la bague

Un article de Mademoiselle Carpe

Photo : crédit personnel

Lorsque nous nous sommes achetés nos bagues, aucun de nous n’avait fait de demande officielle. Nous parlions si régulièrement de fiançailles, que nous nous sentions déjà un peu engagés dans le processus. Qu’est-ce qui a fait que ce jour-là, particulièrement, nous nous soyons décidés ? Je ne saurais dire.

C’était la période de Noël, elle coïncidait avec notre anniversaire de rencontre et comme nous avions quelques emplettes à faire à la bijouterie, je suppose que nous avons voulu faire une pierre deux coups.

Un choix facile : MA bague  

Décoration de Noël, vin chaud dans les rues. Entre deux autres boutiques, les bras chargés de paquet, nous nous arrêtons à Histoire d’Or pour acheter une paire de boucles d’oreille à l’ainée des enfants Lapins. Qui de nous deux propose que l’on regarde pour nos bagues de fiançailles ? Aucune idée. Mais l’idée parait bonne. Nous nous décidons, à la condition que chacun reparte avec celle de l’autre et lui offre lorsque cela sera « le bon moment ».  

Gentleman, Monsieur Lapin a tenu à ce que l’on regarde d’abord la mienne. Je voulais quelque chose de classique, indémodable. La vendeuse nous a orienté vers un solitaire, ce qu’approuvait Monsieur Lapin. Elle nous a appris que certains diamants étaient fabriqués en laboratoire. J’ai la faiblesse de penser que les conditions de travail y sont un peu meilleures qu’au fin fond des mines africaines. J’ai donc voulu un diamant d’alchimiste. Mon autre désir était que l’or soit blanc, afin qu’elle s’accorde avec la bague offerte par ma maman pour mes trente ans.

J’ai donc essayé un premier solitaire, le plus discret. Monsieur Lapin l’a trouvé trop petit. La vendeuse aussi. J’en ai essayé un second. Monsieur Lapin l’a encore trouvé trop petit et la vendeuse aussi. Enfin, j’en ai essayé un troisième. Et comme pour Boucle d’Or qui trouve le bol de soupe à son goût au troisième essai, celui-ci était le bon.

Monsieur Lapin l’a trouvé parfait. La vendeuse a opiné du bonnet.

Je le trouvais très beau, le genre qui mérite qu’on se fasse couper le doigt par un dealer ayant perdu sa marchandise et devant de l’argent à des types pas bien polis. A cette pensée, j’ai su que c’était LA bague.

Un choix pas vraiment plus compliqué : SA bague

On s’est ensuite intéressé à la bague de Monsieur Lapin. Parce que oui, Monsieur Lapin tenait à ce que je fasse ma demande la première (son côté midinette), donc il fallait une bague. Et on a été très surpris d’apprendre qu’il n’y avait pas de bague de fiançailles pour les hommes, ce qui est une injustice des plus totales et ce qui prouve, une fois de plus, que le patriarcat dessert aussi les hommes et que main dans la main : ils devraient lutter avec nous contre cette ignominie en brûlant leur soutien-gorge un soir de pleine lune !

Au départ, il voulait une chevalière. Ainsi, la bague de fiançailles ne se confondrait pas avec l’alliance. Cependant, plus il en essayait, moins il appréciait le côté de « neuf » des chevalières présentées. Ce qu’il aurait voulu, en somme, c’est une chevalière de famille, transmise de père en fils. Malheureusement, il n’était pas vraiment en mon pouvoir de lui offrir ça.  

J’ai tout de même commencé à imaginer quelques calculs compliqués pour fabriquer une machine à remonter le temps, rencontrer le grand-père en question, offrir une chevalière à celui-ci, le convaincre de la léguer à son fils qui lui-même la lèguerait à son fils ainé (Monsieur Lapin). Le plan semblait parfait. Une seule ombre au tableau : si son père lui offrait la chevalière, alors je ne pouvais pas lui offrir moi-même. La boucle temporelle se refermait sur moi, et je n’avais toujours pas de bague de fiançailles. L’élégance, c’est parfois savoir renoncer. J’ai donc pris le parti d’être élégante en ce qui concernait la chevalière familiale.

On s’est donc tourné vers les alliances. Comme moi, il avait comme seule exigence qu’elle soit en or blanc : d’abord pour s’accorder à ma bague, ensuite pour qu’elle se distingue de son alliance précédente qui était en or jaune. Il a trouvé celle qui lui plaisait. Puis, on a commandé la gravure « mutatis mutandis ».

Dans notre élan, on a choisi les bijoux pour l’ainée des lapins. On a poursuivi nos achats de Noël, se promettant de se faire une demande sympa un de ces quatre. Promis, je te la raconte la prochaine fois !  

Et pour vous, comment s’est fait le choix des bagues de fiançailles ?  

Mlle Carpe

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Mademoiselle Poison Elfie
29 jours il y a

Vive les bagues de fiançailles pour homme ! Je trouve aussi que ça fait partie des trucs nuls. J’aime beaucoup l’option alliance de fiançailles. Hâte de voir cette demande !!!

Mademoiselle Pamplemousse
29 jours il y a

C’est une bonne question çà, d’où vient la bague de fiançailles ? La chevalière est une bonne idée, mais effectivement c’est un bijou très connoté « transmission familiale ». De plus en plus de fiancées cherchent aussi à offrir quelque chose aussi, notamment une montre. C

Madame Oulalahoop
5 jours il y a

La bague de fiançailles et plus spécifiquement le diamant est une création marketing américaine du bijoutier de Beers dans les années 50. Avant, les femmes ne portaient que leur alliance et encore pour les plus aisés seulement 😉

Mademoiselle Soleil
27 jours il y a

Pour le coup on a fait dans le classique une montre de fiançailles qui sert aussi de cadeau d’anniversaire ahah (je rappelle y à un mariage à payer 😉 )

Madame Moonlight
21 jours il y a

J’espère que l’attente ne sera pas trop longue avant ta chronique sur la demande !!
C’est vrai que je ne l’avais jamais vu de ce point de vue, ne pas avoir de bague de fiançailles pour homme, un concept a créer peut-être.

Madame Oulalahoop
5 jours il y a

Moi je n’ai tout simplement pas eu de bague de fiançailles (je me suis faite avoir sur ce coup là!)… Mais j’adore l’idée de la bague de fiançailles pour homme!